Taj Mahal où ? Dans l’Uttar Pradesh !

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L’Uttar Pradesh, passage obligé pour voir le magnifique Taj Mahal. Mais avant ça, passage à Fatehpur Sikri, à 40 km d’Agra.  C’est une cité fortifiée du 16ème siècle. Akbar, empereur Moghol fit construire 3 palais pour ses épouses préférées, une hindoue, une musulmane et une chrétienne.

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La brume, la pollution ou les deux nous empêchent d’admirer le Taj Mahal au lever du soleil. Ce n’est pas grave, nous attendrons le coucher du soleil. On a le temps de faire le tour !

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L’empereur Shah Jahan, son créateur, disait qu’il faisait verser des larmes au soleil et à la lune.

Le marbre blanc est incrusté de pierres précieuses, motifs floraux, pietra dura. Les cénotaphes des époux sont entourés d’un enclos de dalles de marbre sculpté, de la dentelle.

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Les touristes ! Vous vous voyez ?

L’échafaudage vaut le coup d’oeil

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On a envie d’en profiter jusqu’au dernier moment et quand on se retourne une dernière fois, il est encore magnifique !

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Le fort d’Agra est aussi un endroit fantastique. C’est là que l’empereur Shah Jahan, emprisonné par son fils, passa ses huit dernières années. D’ici, il pouvait observer son chef d’oeuvre. Il repose à présent au Taj Mahal auprès de son épouse.

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Le baby Taj est la réplique du grand et il est tout aussi beau. Les pietre dure y sont plus nombreuses et plus minutieuses encore. Une merveille !

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Pinocchio : « vous savez pourquoi ils ont leur sac sur le dos ? Tout simplement parce que leur chauffeur les a plantés là, pas satisfait de son pourboire !!!! »

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C’est une première en Inde, nous prenons le train. Grand moment !

Nous n’avons pas de photo de notre arrivée à Varanasi, mais c’était très drôle. Sur le quai, au milieu des voyageurs, un indien avec un papier sur lequel est griffonné « FRANCOIS GASTON » !

Euh, il y en a beaucoup par ici ?

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Varanasi, cité de la vie.

Tôt le matin ou tard le soir, le Gange reste majestueux et envoûtant

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Nous empruntons les ruelles qui mènent jusqu’au Gange et ses multiples ghats. Les marches descendent jusqu’au fleuve sacré. C’est ici que les pèlerins viennent prier, prendre le bain, ou encore faire la lessive. L’eau du Gange laverait-elle plus blanc que blanc ?

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A Manikarnika Ghat, on charge le bois pour les crémations. Drôle d’endroit que cette cité où se côtoient la vie et la mort.

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Non loin de là, les enfants jouent avec leurs cerfs-volants !

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En fin de journée, une « ganga oarti » se déroule à Dashashwamedh Ghat. Nous avons l’impression d’un spectacle mais c’est en fait un temps de prière. Si les touristes sont nombreux, ce sont essentiellement les pèlerins qui se pressent sur la berge, sur les barques, pour assister recueillis à la cérémonie.

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Même sur l’eau sacrée, le mercantilisme est présent.

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Quand on dit que la vache est sacrée, ce n’est pas pour rire !

Ici c’est le Nooorrrd, même les biquettes se pèlent !

Les bousas en Inde, c’est quelque chose ! Elles ont une utilisation très variée : engrais, fongicide, antiseptique et bactéricide, combustible, isolant, tonifiant pour la peau (une petite crème de jour à la bousa, on vous en rapporte ?), dégraissant (efficace pour récurer les casseroles), blanchisseur (!), fixateur de couleur, … Dans la religion, la bouse a aussi son importance. A quand un ministère de la bousa ?

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Pour nos amis clermontois !

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Nous retrouvons Delhi de jour. C’est impressionnant mais pas autant que de nuit !

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Nous retrouvons Sophie, la fille de Marie, une amie romagnatoise. Que c’est agréable de se laisser guider.

Nous apprécions notre balade dans Lodi Garden, loin des bruits de la ville.

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Boulevard Rajpath, l’avenue des champs Elysées de New Delhi. Au pied de Indian Gate, la flamme du soldat éternel.

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Séquence émotion quand nous visitons la demeure où Ghandi a passé ses derniers jours et où il a été assassiné. Demain, 30 janvier, c’est l’anniversaire de sa mort. Nous assistons aux répétitions pour la cérémonie.

Les derniers pas du grand homme ont été représentés dans du ciment. Il se dégage quelque chose de cet endroit.

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A Crafts museum, dans un endroit calme où de jeunes artistes sont installés dans le jardin pour peindre, dessiner, nous découvrons les merveilles de l’artisanat de ce pays. L’exposition sur les tissus est de toute beauté, il faudrait des heures pour admirer cette multitude de panneaux aux couleurs et aux motifs fabuleux. On comprend mieux pourquoi ce pays est doté d’un ministère du textile, quelle richesse !

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Encore une petite bouffe à Delhi dans un restaurant de Khan Market que Sophie nous a fait découvrir. C’est très bon !

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Nous passons la dernière soirée en Inde du Nord chez Sophie et François. Un grand merci à eux pour leur accueil, ce moment fort sympathique et ce délicieux dîner.

Et la séquence insolite alors ?

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Deux insolites sur la même photo !

 

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Le confort ici c’est important !

Nous espérons que cette fois, notre article ne va pas disparaître !

Une dernière pensée

Gandhiji spent his life to send out the message of truth, non-violence and communal harmony and even gave up his life for it. His message is relevant more than ever in these times of intolerance and religious frenzy.

Welcome to India

Hey bonjour les amis,

Depuis que je suis arrivé en Inde les anges ailés ne m’ont pas beaucoup sorti. Enfin à Jaipur, j’ai fait une balade en bateau. Mais je ne veux pas m’apitoyer sur mon sort. Laissez–moi vous raconter leur arrivée à New Delhi comme j’ai pu l’entendre et la voir à travers les coutures du sac à dos.
Départ de Melbourne avec la compagnie Air India, c’est parti pour 12h30 de vol. Le vol a plus d’une heure de retard, l’arrivée heure de Melbourne se fait à 1h30 du matin, 18h30 à New-Delhi. Autant dire qu’ils ne sont pas très frais.
Après les formalités de douane, nos deux anges ailés récupèrent leurs bagages.
Avant de quitter l’aéroport, il leur faut trouver de l’argent. Il est 19h30, l’épreuve DAB passée, les voilà enfin fortunés, tout arrive, 20 000 Roupies en poche (260 € !!!!).
Ils décident de rejoindre le quartier NewDelhi par le train ou le métro, leur hôtel étant à 150 mètres de la gare centrale, d’après la carte !!! Fastoche pour les globe-trotters…(en herbe).
Prendre le taxi aurait coûté 600 à 800 R. Alors pas de petites économies, et surtout trop facile de prendre le taxi, ils optent pour un trajet en métro, pour 120 roupies. Dans l’aéroport, l’automate indien qui distribue les « tickets » n’est pas facile à apprivoiser mais il finit enfin par leur cracher 2 jetons bleus genre jeton de caddie. Est-ce la fatigue, l’excitation, l’appréhension, ils partent dans un fou rire ! Ils vont vite déchanter.
Ils ne se pressent pas pour regagner leur hôtel, pensant qu’ils ont le temps avant la tombée de la nuit. Sauf que quand ils sortent enfin de l’aéroport pour rejoindre le métro il est 20h, la nuit est déjà tombée et elle tombe plutôt mal ; mais ça ils ne le savent pas encore !!!! I
Ils prennent le temps d’installer leurs sacs à dos, de régler les lanières, ils font vraiment backpackers à présent. Mais 300 m plus loin, ils sont obligés de tout enlever. A l’entrée du métro, je suis encore chahuté dans le sac, je repasse encore aux rayons. Le contrôle des bagages ici, c’est digne des stations les plus modernes de Paris. Le wagon est plutôt propre. La progression du trajet s’affiche en pointillés bleus sur un écran. 40 mn plus tard, terminus « New Delhi ». Si la ville est aussi belle que la station, elle doit être la vitrine du pays.
Il est 20h45. Est-ce l’obscurité du sac, mais ce que j’aperçois est plutôt effrayant. Il fait noir de chez noir. J’entends les anges ailés demander leur chemin, je glisse un œil au niveau de la fermeture éclair : un soldat entouré d’une plaque d’acier de 30mn, le fusil mitrailleur pointé sur le parvis.
A 20h48, c’est LE CHOC…face à eux, face à nous !, un essaim de tuk-tuks. Ils descendent quelques marches et sont soudain happés par la foule. Ils se frayent tant bien que mal un chemin entre les voitures, les bus, les tuk-tuks, les vagabonds, les chiens, les vaches, et les immondices…
A 21h00, il leur faut traverser la ligne de chemin de fer pour rejoindre le boulevard de l’hôtel. Mais voilà, impossible de passer. De nombreux rabatteurs s’empressent pour leur venir en aide mais ils refusent… Les gars continuent quand même de les suivre, un en particulier.
A 21h10, je les vois se diriger vers des lumières qui scintillent. Sage décision, c’est une voiture de police, ça me rassure. Mais le policier se débarrasse bien vite d’eux et les confie au type qui les suivait depuis 10 mn. Le gars les ramène vers l’entrée de la gare et leur indique la direction à prendre. Encore une vérification des bagages !! Ils montrent leur réservation d’hôtel au préposé au contrôle. Ils se mettent alors à baragouiner en anglais/indien :
« Voulez prendre le train ?»
« Non, traverser la gare et rejoindre notre hôtel »
« Impossible, le passage est fermé, ne marchez pas la nuit seuls, festival, pas sécure, pas sécure, prenez tuk tuk»

21h20, l’homme quitte son poste de contrôle des bagages pour les accompagner jusqu’aux tuk-tuks. Il négocie la course et leur souhaite bon voyage !!! Merci, merci bien, ils ne vont pas être déçus !
Je ne sais pas comment, ils parviennent à charger leurs deux gros sacs à l’arrière de l’engin, et à s’installer sur la banquette, l’aventure commence ! Il faut dire qu’à ce moment de l’épopée, ils sont encore tous fous nos deux anges ailés !!!!
La route est interminable, les barrages de police sont constants, voitures, vaches, cochons, gyrophares, flics armés, feux de camps. J’avoue que moi je ne suis pas très rassuré, est-ce parce qu’il fait nuit ? L’hôtel à 150 m, il est loin quand même !
Au bout d’un quart d’heure, peut-être moins mais ça paraissait très long, une allée plus tranquille. Le tuk-tuk s’arrête à une barrière. Un homme s’approche. Il échange avec le conducteur du tuk-tuk puis s’adresse aux anges ailés toujours en anglais/indien :
« Impossible d’entrer, le gouvernement a fermé le quartier des touristes car il y a eu un attentat contre un bus d’indiens et à Delhi, il y a le festival. Le chauffeur va vous conduire à un endroit où l’on vous aidera à trouver une solution…ne marchez pas seuls, no safety, no safety… »
Et pour rendre plus crédible son histoire, le type sort de sa poche son portefeuille, à l’intérieur une carte partiellement sortie où il est écrit « Police ».
Bon, ça va, c’est la police !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il est 21h45, la promenade en tuk-tuk se poursuit vers un lieu inconnu. Le chauffeur est antipathique De dos, on aperçoit seulement ses joues qui dépassent de chaque côté de sa tête, cette dernière reposant sur un double coup.
10 mn après, le tuk-tuk arrive dans une ruelle à la lumière blafarde, une chaise de jardin, un chien… un local au-dessus duquel il est noté « ITDC ». Les anges ailés rentrent dans le bureau pensant être dans un genre d’ « office du tourisme ».
Au fond d’un couloir, un bureau, deux fauteuils, un canapé en simili cuir craquelé, le tout dans 5 m2, et là un indien, la quarantaine, la tête patibulaire, habillé petit voyou avec un blouson en cuir. Les anges ailés expliquent les raisons de leur arrivée ici. Le gars semble parfaitement savoir pourquoi ils sont là. Tout en mastiquant, il confirme qu’il est impossible de rester à Delhi, qu’il faut partir dès ce soir. Il leur demande où ils ont prévu d’aller. Encore confiants, les anges ailés expliquent leur programme qu’ils souhaitent faire en train et en bus. L’air assuré, le gars leur explique que c’est impossible de faire ça par eux-mêmes dans ce laps de temps. Il griffonne alors sur un papier le circuit avec le nombre de nuits sur chaque ville, leur montre sur internet les photos des sites et après 10mn de monologue il dégaine son téléphone, parle 30 secondes, raccroche, et écrit sur son papier :
1 330 € par personne, chauffeur et hôtels compris
Il est alors 22h.
Je crois que c’est là que les anges ailés ont percuté qu’ils étaient tombé dans un piège !
Pendant plus de deux heures, nos deux anges ailés ont cherché à se défaire de cette situation, de ce guet-apens !
Ils ont fait appeler l’hôtel où ils avaient réservé mais le type composait lui-même le numéro, autant dire que l’interlocuteur à l’autre bout du fil était très probablement derrière la cloison du bureau ! C’est également le même interlocuteur qu’ils ont dû avoir quand ils ont demandé à réserver un autre hôtel sur Delhi : 380 € la nuit !!!
Perso, j’étais bien content d’être au fond du sac !
A minuit, les anges ailés fatiguent. Le type sort toutes les 10 mn fumer et les laissent seuls devant la feuille qu’il rature depuis 2 heures.
On est passé à 1 195 € par personne
Les anges ailés disent qu’ils veulent DORMIIIIRRR, mais toujours la même réponse : IMPOSSIBLE, il faut quitter Delhi ce soir avec un chauffeur et aller à Mandawa, à 3h de route.
00h15, après sa pause pétard, il appelle à nouveau… le mec derrière la cloison : 950 € chacun
00h20, de son propre chef, il passe à 855 €
Nos pauvres backpackers tentent encore le « on veut dormir à Delhi » mais là, c’est terminé, il faut capituler… et sortir la carte bancaire !!
A 1h du matin, le chauffeur, Amin, se présente à l’agence.
La route est interminable, des endroits improbables, est-ce vraiment là que nos deux backpackers voulaient aller ?
Amin s’arrête en bord de route, une échoppe genre garage, des mecs pas rassurants. Il laisse nos deux anges ailés. A côté de la voiture, une camionnette en piteux état. Un groupe d’hommes et une femme. Cette dernière soulève sa robe, s’accroupie, et… urine.
Amin revient avec deux thés dans des tasses, comment dire… vous voyez !!!
Les anges ailés semblent néanmoins rassurés, Amin est prévenant et attentionné.
C’est à 4h30 du matin que nos anges ailés sont arrivés à Mandawa, épuisés, conscients d’avoir été bien bernés et espérant qu’Amin sera toujours là au réveil !

Pinocchio
WELCOME TO INDIA
Jean-Claude, un ami, nous rappelait il y a peu
la citation de Catherine Grant,
née puis mariée en Inde, jolie femme mais pas très intelligente,
maîtresse puis épouse de Talleyrand :
« Je suis d’Inde » !!